Et si vous en voulez encore plus, abonnez-vous au bulletin ( c'est juste en-dessous, ne vous faites pas plus idiots que vous l'êtes ) ; vous recevrez, entre autres, de vieilles archives d'Argantia soir déterrées on ne sait où, des dessins, des bouts de romans, divers recyclages et antiquités de qualité aléatoire...
Oh ! Et si vous voulez savoir, vous êtes 5 à vous balader en ce moment sur les lieux.
Puisqu’il faut bien que vous sachiez ce que c’est que LA FAMILLE ZINALLA, je suis allée déterrer la photo de famille la moins débile que j’ai pu dans les albums de maman. Elle a été prise l’année dernière, en Mazya-Caramina – nous étions en vacances chez le frère de mon père, Monnali Zinalla, qui habite dans un petit patelin de bord de mer sur la côte ouest, du côté de Léidi ( si quelqu’un ici sait où se trouve Léidi ). Mis à part que Sébastien a pris au moins quinze centimètres, peu de choses ont changé depuis.
Je suis devant à droite ; Seb est très fier parce qu’il a réussi à m’éjecter du milieu de la photo. C’est lui le nain qui martyrise cette pauvre bête au premier plan. La pauvre bête est le chat de Monnali, et Monnali est au second plan à gauche, avec la main sur l’épaule de ma grand-mère Diralina qui était venue exprès d’Argantia avec mon grand-père ( second plan à droite ). A gauche de Seb, vous avez mes deux dingues de cousins, les enfants de Monnali et de sa femme ( qui prend la photo, et n’est donc pas dessus – à moins que vous ne comptiez le morceau d’elle que vous pouvez admirer en haut à gauche ).
Ma mère, Julie Zinalla, est facilement reconnaissable, c’est celle qui a l’air un peu perdue, étant donné qu’elle est la seule de la photo à ne pas parler un mot de caramène et qu’elle est persuadée que c’est une langue qui a été inventée uniquement pour dire du mal d’elle. Vous pensez si elle s’est trouvée à l’aise tout le temps qu’elle est restée en Mazya-Caramina. Et enfin, celui qui dépasse tous les autres d’une demi-tête au milieu derrière, c’est mon père, Guilamo Zinalla. Le voyageur de mondes.
Personnellement, je trouve que c’est assez pompeux comme titre étant donné qu’il ne voyage après tout que dans un seul monde, le nôtre – enfin, le vôtre ; Seb et moi sommes des intermédiaires, nous appartenons et à l’une et à l’autre planète : Limmaraía, la planète natale de mon père, et celle de ma mère, la Terre. La Stéralèna comme l’appellent les intellectuels de la Bibliothèque qui paient mon père pour l’explorer. ( Stéralèna signifie « autre pays » en caramène ; cela me fait toujours drôle d’appeler la Terre comme ça. )
L’un dans l’autre, je suis assez contente de faire partie de cette famille, d’avoir un pied dans les deux mondes, de parler couramment le caramène et le français, et de m’appeler à la fois Zinalla et – chut ! Le nom terrien, le nom sous lequel nous sommes connus ici, vous le le saurez pas, pas par moi en tout cas ; consignes d’anonymat de la Bibliothèque obligent. Pour vous, je resterai donc Chloé Zinalla, la fille de Guilamo et Julie Zinalla, et c’est sous ce nom que je vous conterai mes aventures à venir.
Si aventures il y a… mais je l’espère bien.
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