Et si vous en voulez encore plus, abonnez-vous au bulletin ( c'est juste en-dessous, ne vous faites pas plus idiots que vous l'êtes ) ; vous recevrez, entre autres, de vieilles archives d'Argantia soir déterrées on ne sait où, des dessins, des bouts de romans, divers recyclages et antiquités de qualité aléatoire...
Oh ! Et si vous voulez savoir, vous êtes 4 à vous balader en ce moment sur les lieux.
Si ça ne serait pas trop demander que l’on m’envoie quelqu’un ici à Argantia pour m’expliquer tout ce qui se passe chez vous. Vous avez retrouvé Leal Meriman ? Est-ce qu’il reste quelque chose du Conseil International des États ? Je crois qu’on va en avoir besoin bientôt.
Si ça vous intéresse, j’écris de l’Entrepôt ; je ne sais pas si Vanna et moi avons su manœuvrer habilement dans le marigot ou si ça n’a été qu’un coup de chance, mais nous l’avons récupéré. L’ami Nillano s’avère très doué pour faire notre propagande ( si j’étais son rédacteur en chef je me poserais des questions ) et mon scrupuleux Chancelier pour pêcher en eau trouble… Alors voilà, je ne suis pas encore officiellement redevenue Laurina II, reine de Mazya-Caramina, mais pour la première fois depuis longtemps j’ai l’impression d’être en position de force.
Et ce n’est pas plus mal parce que je suis bien décidée à bouter cette couleuvre d’Audiba Khan hors de mon royaume avant qu’elle ne me le grignote entièrement. C’est déjà assez difficile à supporter que les trois quarts du territoire soient actuellement sous son contrôle – et le plus difficile dans l’affaire, c’est de savoir que c’est grâce à ça que je suis remontée sur le trône du quart restant… Quand je pense que je dois mon retour au pouvoir à cette, hm, vous savez quoi, j’ai envie de hurler. Et quand je pense que maintenant je vais devoir négocier avec elle…
C’est pour ça que j’aimerais bien avoir un médiateur du Conseil International ( ou n’importe quelle puissance neutre qui soit à portée de main ). Je me souviens encore trop bien de la façon dont se sont passées les dernières négociations que j’ai eues avec elle. Il est hors de question, vous entendez, hors de question que je me fasse à nouveau berner comme je l’ai été l’autre fois.
Rassurez-vous, je ne suis plus la gamine naïve que j’étais alors. On ne me manipule plus comme ça. J’ai suivi les cours de Vanna pour la politique, et de Guilamo Zinalla pour l’embrouille. Et j’ai appris à me dépatouiller toute seule. On ne m’aura pas comme ça. La seule chose que je crains, c’est de me mettre à hurler dès que je verrai Audiba Khan ce qui serait diplomatiquement embarrassant.
Vanna m’affirme qu’Audiba Khan ne peut pas espérer à la fois tenir Mazya-Caramina et reconquérir Ondomo, et que devant ce choix-là elle ne peut que choisir Ondomo. J’espère qu’il dit vrai. Mais je la vois difficilement me laisser reprendre tranquillement tout ce qu’elle abandonnera derrière elle.
« Il va falloir être solide, ma petite », qu’il me dit. Je lui signalerais bien qu’appeler sa reine « ma petite » ça ne me paraît pas être le meilleur moyen pour renforcer mon autorité mais je ne crois pas qu’il y prêterait beaucoup d’attention. Quant tout ça va s’arranger il va y avoir des problèmes entre lui et moi, je le sens. Avant tout ça, quand Mazya-Caramina était une démocratie, c’était lui qui était le véritable chef de l’État. Maintenant c’est moi qui ai récupéré le plus gros du pouvoir. Il va vouloir que je le lui rende, mais je me demande si c’est bien prudent pour le moment. J’aimerais autant le garder encore un peu. Oh, et puis flûte ! C’est moi la reine, non ? C’est moi qui commande ! Point.
Allimano, j’aimerais bien que tu reviennes. Ne serait-ce que pour faire un peu d’ombre à Mira Mina qui devient de plus en plus incontrôlable. Un jour elle est avec Audiba Khan, un jour elle prétend qu’elle va se rallier à moi. Elle me met mal à l’aise. Il serait temps qu’elle ait à nouveau un peu de concurrence.
Moi de mon côté je vous réexpédie Nillano Lazila ; Vanna pense qu’il me faut un représentant auprès de l’Ile aux Vents et c’est tout ce que j’ai sous la main et dont je puisse me passer pour le moment. Il ( Vanna, j’entends ) prétend que l’Ile va poser un problème politique bientôt, qu’on ne laisse pas un État flottant se constituer comme ça sans que ça bronche dans les autres États. Il est pessimiste, mon Chancelier. Ça se voit même à sa moustache qui tombe. Vous en pensez ce que vous voulez.
Commentaires