Marigalla !


L'Antenne stéralénienne de la Bibliothèque, alias notre voisine, est là pour vous... ayant décidé que quitte à se faire exploiter par papa, autant en faire profiter tout le monde, elle a mis en ligne quelque chose qu'elle appelle ( assez pompeusement ) l'Encyclopédie de Limmaraia - cliquez sur le globe pour y accéder :

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Oh ! Et si vous voulez savoir, vous êtes 4 à vous balader en ce moment sur les lieux.

 

Jeudi 13 octobre 2005
Comme c’est gentil de t’inquiéter pour moi comme ça Seb ! Je finirai par croire que ça ne te fait pas de mal d’être enfermé dans une bibliothèque avec une bande de savants fous…
 
… Maintenant, je t’avouerai que je n’en ai pas forcément mené large les deux derniers jours où je n’ai pas pu poster. Je vais essayer de t’expliquer, mais je ne sais pas si j’aurai le temps, je n’ai pas vraiment le droit d’être là où je suis et j’ai peur de ne pas pouvoir y rester. J’essaie quand même.
 
Doréo ayant donc annoncé qu’il nous ramènerait Allimano Alliya avant la fin de la soirée, le directeur et moi avions courageusement décidé de l’attendre, en enchaînant partie d’échecs sur partie d’échecs ; mais au bout d’un moment, j’avais estimé qu’il en allait de l’honneur des Zinalla de cesser le massacre et j’étais allée me coucher sur le canapé ( le directeur ayant plus ou moins annexé le lit de Nillano sous un obscur prétexte de mal de dos ) en rêvant de petites cases noires et blanches. Jusqu’au moment où une série de coups à la porte de l’appartement me tire de mon sommeil.
 
            Il faisait encore grand nuit, j’ai tâtonné en vain pour trouver une lampe, je n’ai réussi qu’à me renverser un vase plein d’eau dessus et je suis finalement allée ouvrir en me cognant à tous les meubles. Pour me trouver face à face avec deux officiers de la Garde armés et dégoulinants.
« Qu’est-ce que c’est ? a demandé le directeur en apparaissant à moitié endormi.
- 22, les flics ! j’ai dit.
- Pardon ?
- Excusez-moi… réflexe stéralénien… Vous désirez Messieurs ?
- Nous avons ordre de vous emmener au Palais séance tenante, a répondu d’un des deux. Vous et votre connecteur.
- Quoi, à cette heure-ci ?
- Si possible, » a-t-il répondu, et son ton indiquait clairement que ce possible-là était plus que probable. J’ai mis ma veste et mes chaussures, le directeur est allé chercher son manteau et le connecteur, et nous avons accompagné les deux pandores dehors. J’ai été assez sidérée quand le premier officier a fermé la porte de l’extérieur et a fourré la clé dans sa poche ; mais il n’a rien voulu entendre.
 
Argantia by night et sous la pluie, c’est quelque chose, mais je n’ai pas le temps de jouer les guides touristiques, alors je dirai seulement que nous sommes arrivés au palais royal sans encombre, que l’on nous a fait entrer par une petite porte de derrière, que nous avons traversé quantité de salles plus bizarres les unes que les autres – des vieilles salles tombant en ruine du temps de la Fondatrice, des salles bourrées de pièges et de passages secrets du temps de la guerre civile, des salles archimodernes pleines d’appareils indéfinissables – et que nous avons fini par arriver dans un grand bureau tout à fait normal. Ce qui l’était moins, c’étaient les personnes qui s’y trouvaient.
 
Mira Mina Ellaía, d’abord, grande et hiératique et l’air pas commode, appuyée sur son éternel bâton ( qui est en fait une béquille, car elle boite, mais qui lui donne encore plus d’allure ) ; j’avais fini par oublier qu’on la cherchait et cela m’a fait une drôle d’impression de me trouver nez à nez avec elle.
Mais ce n’était rien à côté de celui qui se trouvait à côté d’elle… Aldémaro Vanna, le Chancelier en personne, comme qui dirait le premier ministre – le type même de la personne que je ne me serais jamais attendue à voir ailleurs que dans un journal. Et l’air encore moins commode que Mira Mina si possible.
Il y avait là encore quelques autres personnes que je ne connaissais pas ; mais le Conseil Royal n’était visiblement pas là au complet. Allimano Alliya n’y était pas, ni le roi-père Arganti, ni la reine-mère et encore moins la reine. Le Directeur s’est empressé de saluer familièrement tout le monde – sans doute pour faire comprendre qu’on ne se cherche pas des noises entre membres du tout-Argantia. Moi, j’attendais de voir ce qui allait venir.
« Nous vous remercions d’être venus, a commencé le Chancelier. ( J’ai failli lui faire remarquer qu’on ne nous avait pas spécialement donné le choix, et puis je me suis rappelé que c’était tout de même le premier ministre et j’ai préféré me taire ). Garde, remettez donc le connecteur à l’officier Argent. »
Il a désigné un grand type vêtu de sombre qui se tenait caché dans un coin obscur et qui n’aurait pas été plus évident s’il y avait eu « Services Secrets » écrit sur son bandeau ; l’agent qui détenait le connecteur ( NOTRE connecteur ! ) le lui a remis, et le type sombre s’est rassis sans un mot.
« Mais… s’est écrié le directeur. Cette machine est la propriété de la Bibliothèque !
- Cette machine contient un document d’une extrême importance pour l’État, a déclaré le type sombre. Aussi nous sommes dans l’obligation de la réquisitionner.
- Comment le savez-vous ? j’ai demandé, sidérée. Vous nous avez espionnés ?
- Quand vous êtes venus au Palais, hier, affirmant qu’une de vos chercheuses avait disparu, nous nous sommes demandé comment vous aviez réussi à garder le contact avec la Bibliothèque et nous avons enquêté, a expliqué le Chancelier. Nous avons découvert que vous aviez emprunté le connecteur d’Argantia soir et nous l’avons… mis sur écoute… et ainsi découvert que vous possédiez ce document.
- Mais qu’est-ce que c’est, ce document, à la fin ? demandé-je.
- Ceci, mademoiselle Zinalla, est confidentiel, a répondu le type sombre. C’est d’ailleurs pourquoi Monsieur le directeur et vous-même allez devoir être… mis en isolement quelque temps.
- En isolement ? comment ça ? où ça ? Et mon frère ? Vous allez vous occuper de lui pendant ce temps, vous allez le sortir de là, j’espère ?
- Cela dépendra de nos moyens », a déclaré Mira Mina d’une voix grave. Et il n’y a rien eu de plus à dire. Le connecteur a été emmené d’un côté et nous de l’autre ; et j’ai été séparée du directeur. Je me suis retrouvée dans une petite chambre tout à fait correcte d’un coin du palais, avec tout le confort nécessaire, à manger, une salle de bains, une bibliothèque pleine de livres et de journaux, mais dont il était parfaitement clair que je n’étais pas censée sortir. Hors de question même de faire exploser la serrure, on avait posté un garde dans les parages. Il faut croire que j’étais une prisonnière d’importance.
« Je voulais entrer au palais, eh bien voilà, j’y suis », me suis-je dit ; mais allez savoir pourquoi, ça ne m’a pas remonté le moral du tout. Je ne pouvais plus rien faire, j’étais enfermée, je ne pouvais parler à personne et je n’y comprenais de plus en plus rien.
 
            Après avoir passé la journée à tourner en rond dans ces aimables appartements, j’avais fini par m’assoupir sur le lit local quand, rebelote : une série de coups à la porte.
« Ah mais il n’y a jamais moyen de dormir avec vous ! protesté-je en me levant pour aller ouvrir – avant de me rappeler que j’étais enfermée. Là, on ne se sent pas malin, je suppose ; ni moi, ni l’autre en face. Enfin, en désespoir de cause, je me risque à ouvrir la porte à ma manière ; la serrure saute et une fille entre dans ma chambre.
 
            Il y a des journées comme ça où on regrette de ne pas avoir d’appareil photo. Vous allez encore une fois être obligés de me croire sur parole, mais la personne qui venait d’envahir mon chez-moi provisoire était la reine de Mazya-Caramina.
            Laurina II, c’est son nom, a deux particularités assez extraordinaires pour une reine : son âge – elle n’a qu’un an de plus que moi – et son éducation – elle a passé les douze premières années de sa vie dans un orphelinat français, oui, de notre France à nous, à la suite d’une série d’événements que je n’ai pas le temps de raconter maintenant ( mais je crois que ma voisine est en train d’écrire un roman là-dessus. Chacun ses passe-temps, après tout ). Bref, cela ne fait que trois ans qu’elle a retrouvé sa famille, et un an environ qu’elle est sur le trône, après que son père a dû abdiquer dans des circonstances louches. Elle a une troisième particularité, c’est qu’elle a un caractère bien trempé, mais je se sais pas si cela est suffisant pour la différencier royalement parlant.
« Je peux entrer ? a-t-elle demandé en français.
- Vous êtes déjà entrée, Votre Majesté, me permets-je de lui signaler.
- Oh, ça va, les politesses ; appelle-moi Lauri comme tout le monde et je peux m’asseoir ? Merci ( je n’avais encore rien dit ). Tu es Chloé Zinalla, c’est bien ça ? Des nouvelles de ton père ?
- Pas la moindre.
- Dommage… mais je ne suis pas là pour ça, a-t-elle déclaré en se laissant tomber sur mon lit. J’ai besoin de ton aide.
- Mon aide ?
- J’ai vu dans le rapport des services secrets que tu avais fait sauter les serrures d’Argantia soir ; ça peut m’être très utile. Normalement, je réquisitionne Allimano Alliya pour ce genre de choses mais là, je ne sais absolument pas où elle est passée…
- Je crois le savoir, moi, ai-je répondu ; elle doit être en train de nous chercher, le directeur et moi ; un ami a dit qu’il allait nous la ramener, et…
- Doréo ? C’est pour vous qu’il est venu ?
- Quoi, vous le connaissez ? m’écrié-je ( décidément, notre photographe a de ces relations… )
- Bien sûr ! C’est moi qui lui ai demandé de rater toutes ses photos de moi pour que les gens ne me reconnaissent pas quand je sors incognito. Sinon, il a beaucoup de talent ; seulement ses patrons le cantonnent à la presse people parce qu’il a des méthodes parfois, disons, un peu particulières, et ils préfèrent se prendre un procès d’une vedette en colère plutôt qu’une crise diplomatique. Il lui suffirait de me demander pour pouvoir venir au palais quand il veut, mais en général il préfère passer par les fenêtres et entrer par effraction – après tout, si ça l’amuse… Mais là n’est pas la question ! Je vais t’expliquer pourquoi j’ai besoin de toi…
- Je veux bien, oui, ai-je dit.
- Pendant la réunion de crise, personne ne quitte le palais, a-t-elle expliqué. Même les représentants des services secrets. Ils sont là et leurs dossiers aussi sont là, enfermés dans un placard de leurs appartements. Je voudrais y jeter un coup d’œil.
- Ah ? Mais… ils ne vous les laisseraient pas voir d’eux-mêmes ?
- Eux ? Mais je te parle des services secrets, et les services secrets caramènes sont les meilleurs du monde après ceux des Aevines – ils sont tellement secrets que même le nom de leur chef, je ne le connais pas ! Le type en noir que tu as vu tout à l’heure, est-ce que tu crois que je sais qui c’était ? Aucune idée ! Je ne sais même pas si c’était le numéro deux, un directeur de section ou un simple sous-fifre…
- Mais vous êtes la reine !
- Et alors ? Mazya-Caramina est une monarchie constitutionnelle, je te signale ! C’est le Chancelier qui commande, moi je ne suis là que pour la décoration. Mais il y a l’article 12 de la Constitution…
- L’article 12 ?
- Monibari mur’ou nalí o nérialiti-mia o lunoí ommí, noa calmi zaícali tiana Cari a bí-mi lí omma taía nomuri nia aí calmou nomoniali « Si quelqu’un découvre une injustice qui a échappé à tous les réseaux, il peut en reférer au Roi ou à la Reine qui a alors le devoir de la découvrir et si possible de la réparer. »
- Je parle caramène, merci ; et alors ?
- Et alors ? a-t-elle répondu, solennelle. Alors, moi, Laurina Laurénaí-Déolyana, citoyenne caramène, il se trouve que je soupçonne une injustice ; et j’en réfère à moi, Laurina II, Reine de Mazya-Caramina, qui ai donc le devoir de faire mon possible pour la réparer. Voilà, et alors.
- Une injustice… quelle injustice ?
- Je ne sais pas… je ne suis sûre de rien, c’est pour ça que je ne peux rien faire pour le moment – c’est bien la peine d’être reine, tu me diras ; c’est vrai et tu ne peux pas imaginer ce que ça m’énerve ! Enfin, voilà grosso modo les faits. Je soupçonne Aldémaro et Mira Mina de ne rien vouloir faire pour réparer le réseau Ellio !
- Hein ? m’écrié-je ( après un petit temps de réflexion nécessaire pour comprendre qu’Aldémaro était le Chancelier qu’elle appelait par son petit nom ).
- Je connais assez bien Mira Mina pour savoir qu’en temps normal, elle aurait déjà résolu le problème – ou qu’elle aurait au moins tout fait pour, et qu’elle n’aurait jamais laissé tous ces gens coincés pendant des jours dans la Bibliothèque… et commment expliques-tu que personne n’ait encore envoyé des engins de chantier pour démolir les murs, à défaut de porte ? Moi, c’est ce que j’aurais fait depuis le début, mais personne ne m’écoute ! Je finirai par croire qu’ils ont intérêt à les laisser enfermés !
- C’est ce document, ai-je dit. Celui qui était sur le connecteur. Ils mettent en isolement tous ceux qui pourraient savoir quelque chose à ce sujet – le directeur, moi, et si ça se trouve tous les Bibliothécaires ! Et Doréo aussi sans doute s’il avait été là. Le plus ridicule, c’est que la seule personne qui savait vraiment quelque chose a tout de même réussi à leur filer entre les doigts… »
Et je lui ai parlé de la disparition d’Aniali Praxiolina ; elle a eu l’air fort intéressée. Nous avons fini par conclure unanimement toutes les deux qu’il se passait quelque chose de louche, et j’ai fini par accepter de l’accompagner pour cambrioler les services secrets dès qu’ils auraient quitté leur chambre pour la réunion du lendemain.
 
            Comme il était prévisible, je n’ai pas réussi à me rendormir, et je bâillais à m’en décrocher la mâchoire quand Lauri ( la Reine, quoi ) a redébarqué dans ma chambre ce matin.
« Ça y est, j’ai réussi à m’échapper de la réunion – l’étiquette m’obligeait à y être, c’est tout de même Conseil Royal que ça s’appelle, mais je crois que l’un dans l’autre ils étaient contents de me voir partir. Allez, viens, et ne reste pas la bouche ouverte comme une idiote !
- Hais he hâille…
-Veux rien savoir, suis-moi. »
Et nous nous sommes retrouvées devant la porte de la chambre allouée aux représentants des services secrets. J’ai posé ma main sur la serrure, il y a eu un petit cliquetis – moi aussi je sais faire les choses délicatement quand je veux – et nous sommes entrées. Le placard était au fond de la pièce, laquelle était parfaitement déserte et on ne peut mieux rangée ; et, après une nouvelle petite opération de ma part, nous étions en mesure d’admirer les dossiers les plus secrets et les mieux gardés du Palais étalés sur le lit le plus proche.
« Pff, a soupiré Lauri en envoyant promener des dizaines de feuilles, code secret, code secret, et encore code secret !
- Ce ne serait pas de l’omérien oriental par hasard ? ai-je demandé.
- Non, datxqsdf sergergvs derzxa erf, pourquoi ?
- Eh, regardez ! me suis-je écriée en avisant une boîte rectangulaire dans un coin. Le connecteur ! »
Je me suis précipitée pour allumer ma chère machine, mais elle m’a accueilli par cet aimable message :
Donnez le mot de passe.
« Ah, allilallilalilalorataminazillaminoumimininalalilallo ! ai-je pesté. Ils ne perdent pas leur temps, au service secret de Sa Majesté. 
- Ne me mêle pas à ça, veux-tu ? Bon, je crois que cette affaire ne nous mène à rien du tout. On ferait mieux de s’en aller avant que… »
Mais elle n’a pas eu le temps de terminer : dès l’instant où j’avais voulu éteindre le connecteur sans donner de mot de passe, l’ingrat engin s’est mis à pousser des hurlements infernaux qui, à coup sûr, allaient nous ameuter tout le palais.
« Viens vite ! » a soufflé Lauri en m’empoignant par la manche et en m’entraînant au-dehors tandis que l’alarme faisait toujours trembler les murs.
« Où est-ce qu’on va ? Il faut que je retourne dans ma chambre avant qu’ils ne s’aperçoivent que je n’y suis plus, sinon…
- Pas le temps ! a-t-elle répondu. Allons dans mes appartements, c’est plus près… »
Déjà les individus des services secrets avaient découvert le cambriolage de leurs locaux ; des cris et des appels retentissaient un peu partout. Lauri m’a poussée dans son vestibule, a refermé la porte sur moi et a demandé au membre des services secrets qui arrivait :
« Qu’est-ce qui se passe ?
- Quelqu’un est entré par effraction chez moi, a répondu l’individu. Il a voulu s’emparer d’un document précieux. Et la gamine Zinalla a disparu.
- Pas possible ! Et qu’est-ce que vous allez faire ?
- Avec votre permission, Majesté ( c’était une pure formule de politesse, il n’avait besoin de la permission de personne ), la faire rechercher par la police et mettre à l’abri ; elle sait sûrement plus de choses que je ne pensais. 
- Faites », a-t-elle répondu, et elle est rentrée dans ses appartements. Où j’ai dû me retenir pour ne pas lui jeter à la figure toutes les injures françaises et caramènes que je connaissais.
« Regarde dans quelle situation tu m’as mise ! j’ai protesté, oubliant d’un coup le vouvoiement.
- C’est toi qui as voulu venir ! a-t-elle protesté ( ce qui était vrai ). Maintenant, j’ai peur que tu ne doives rester ici… s’ils te retrouvent, ils ne te laisseront jamais repartir.
- Et donc tu me proposes de rester enfermée chez toi pour ne pas rester enfermée chez eux ? J’ai un frère à tirer d’affaire, moi, j’ai une mère qui doit se ronger les sangs à la maison, j’ai déjà raté une semaine de cours, j’ai…
- On va voir ce qu’on va faire, a-t-elle répondu. Et déjà, je vais aller chercher le connecteur du palais ; celui-là n’est pas encore sur écoute, du moins pas que je sache. »
Ce qu’elle a fait, et grâce à quoi je peux à nouveau vous parler aujourd’hui. Lauri m’a tenu compagnie une bonne partie de l’après-midi ; elle était très curieuse de connaître les dernières nouvelles de la Stéralèna – je crois qu’elle ne se sentira jamais entièrement caramène. Puis elle m’a abandonnée pour aller voir chez Allimano Alliya, qui, comme de juste, n’y était pas ; elle et Doréo avaient disparu sans laisser de trace.
 

            Nous n’avons donc pas tellement avancé, si ce n’est à reculons. J’ai passé le reste du temps à lire le journal, d’où j’extrais cette image qui représente le Chancelier et Mira Mina ensemble à l’inauguration d’une Ellio, afin que vous puissiez voir la tête qu’ils ont ( et je crois qu’on y voit même Doréo caché derrière son appareil photo au second plan ) :

Pas de photo de Lauri, puisque, selon son propre voeu, elles sont toutes ratées.

Par Chloé - Publié dans : Chloé
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